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    2019-2020

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    2018-2019

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    Emile JOVIS quitte son logement, exigu et vieillot, de la rue des Francs Bourgeois, au cœur du quartier du Marais à Paris, pour s’installer en banlieue d’Orly avec sa famille dans un appartement moderne et spacieux mais sans charme. Ce changement a pour lui valeur de promotion personnelle et sociale, juste récompense des efforts fournis depuis des décennies pour assurer aux siens une vie confortable.Le bonheur enfin à portée d’existence!Emile s’en persuade et tente également d’en convaincre son fils Alain et sa femme Blanche. Le premier, adolescent mutique et renfermé, rechigne à quitter le quartier de son enfance,ses amis et le lycée Charlemagne dans lequel il suit une scolarité sans problème.Il renâcle mais ne se révolte pas, fort de la consolation que sa situation n’est que provisoire. Un jour ou l’autre, il prendra son envol loin du foyer familial et de la médiocrité parentale!La seconde, épouse effacée et attentive,a fait sienne le choix du nouveau logement sans enthousiasme mais par loyauté envers celui que, voilà déjà quinze ans, la destinée a mis sur son chemin. «CLAIREVIE»,c’est le nom du lotissement dans lequel les JOVIS emménagent, affligeant d’insignifiance mais choisi à dessein par les promoteurs immobiliers pour vendre l’illusion d’un avenir meilleur et d’une existence radieuse.

    Mais voilà, la promesse se révèle fallacieuse et la plénitude n’est pas au rendez-vous. Dans cette cité impersonnelle et déshumanisée, les JOVIS ne trouvent pas vraiment leurs marques. Ils éprouvent une profonde nostalgie de l’ancien quartier des Francs Bourgeois, pittoresque et tellement attachant. Ils n’osent toutefois pas se l’avouer car cela équivaudrait à un constat d’échec.Impossible pour Emile ! Lui,qui faisant fi du mépris et des humiliations,a gravi à la force du poignet tous les échelons hiérarchiques pour accéder de haute lutte au poste de directeur d’une agence locale d’un voyagiste de renom.Il n’est pas peu fier de cette reconnaissance professionnelle. Nul maintenant ne songeant à lui contester sa compétence. Interrogé sur son métier, il se rengorge avec la timide fierté de ces parvenus qui ne le sont pas assez pour être franchement ostentatoires: «je vends des voyages disons plutôt du rêve».

    La famille aurait toutefois fini par s’habituer à cet exil et poursuivit ainsi le cours d’une existence, morne mais sereine mais c’était sans compter sur les chausse-trappes de la nouvelle habitation. A «CLAIREVIE», les logements, certes neufs mais mal insonorisés,trahissent l’intimité de leurs habitants.

    C’est ainsi qu’un soir, peinant à s’endormir, Emile surprend des bruits que les cloisons trop fines laissent filtrer de l’appartement mitoyen. Aucun doute possible quant à la nature des émanations sonores...ébats érotiques entrecoupés d’échanges graveleux et de confidences illicites... Dès lors, il n’a plus qu’une obsession.Traquer chaque soir les échanges brulants et désinhibées de ses voisins, son épouse Blanche profondément endormie à ses côtés.

     Bientôt, il ne lui suffira plus d’écouter ceux dont les enlacements torrides suscitent en lui trouble fascination et irrépressible excitation.Il voudra les épier puis les suivre pour enfin s’immerger lui-même dans ces milieux interlopes...

    Cet homme à l’existence réglée à l’excès, époux fidèle, père dévoué, employé modèle,citoyen à la moralité stricte,finira par s’abandonner à ses démons intérieurs dont il n’avait pas soupçonné jusque-là la puissance.Véritable descente en enfer qui le conduira dans l’abîme...

    Ce roman, relativement atypique dans l’œuvre de Simenon, s’inscrit dans la veine du récit psycho-social.Si on le lit sans déplaisir, il ne convainc pas. Le style est agréable mais ne parvient pas à nous faire partager véritablement les affres de son anti-héros.

    On aurait souhaité plus de profondeur et d’épaisseur psychologique au personnage et une fin moins prévisible.


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    Classé dans la catégorie « romans », pas de Commissaire Maigret, ni l’ombre d’un policier dans La Veuve Couderc. On est pourtant au cœur d’un « thriller lent » (comme d’habitude), articulé autour de deux personnages clés, englués dans une histoire sordide construite autour d’une famille toxique… et d’une atmosphère. Les ingrédients classiques de Simenon.

     

    Jean, récemment sorti de prison à la suite d’un crime, est recueilli par la veuve, Tati, qui en fait son homme à tout faire et son amant, sous l’oeil désapprobateur de la famille. Ces deux personnages centraux, sans être tout à fait sympathiques sont néanmoins attachants, et Simenon leur voue une certaine tendresse, particulièrement à Jean. Il n’en est pas de même de la famille, où se déploient haines familiales, méfiance, jalousie sur fond d’héritage convoité et contesté. Le dénouement sera dramatique… évidemment.

     

    L’atmosphère, pesante, c’est celle de la France paysanne d’autrefois, au bord d’un canal avec mariniers et écluses, rythmée par les travaux de la ferme. De superbes descriptions, dans le style simple de Simenon.

     

    A la lecture de ce roman troublant, une grande envie de revoir le film, magistralement interprété par Signoret et Delon.

     


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    Une femme, Hélène Lange, a été étranglée à Vichy. Bien qu'elle y ait vécu neuf ans, personne ne sait rien d'elle. Ni d'où proviennent les coquettes sommes d'argent qu'elle recevait à intervalles réguliers. Séjournant là pour une cure thermale en compagnie de son épouse, Maigret s'intéresse entre deux promenades à l'enquête de son confrère et ami Lecoeur. Ce dernier n'aura pas grand mal à arrêter l'assassin. Les petits secrets des sœurs Lange, en revanche, lui donneront davantage de fil à retordre...Comme toujours, Simenon crée une ambiance : les kiosques et les jardins de Vichy, les pavillons rococos, le calme teinté d'ennui de la saison thermale forment un décor parfait.

     


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    A partir de l’empoisonnement d’une jeune fille au service d’une vieille dame, une enquête au rythme lent, à la limite de l’ennuyeux parfois, dont un « polarophile » devinera assez aisément le dénouement.

     

     

     

    Mais le talent de Simenon est là encore dans la peinture des personnages et des ambiances. Maigret se plaît à nous décrire cette vieille dame ambiguë, pétillante et séduisante, mais aussi froide et manipulatrice. Et sa famille toxique, faite de gens pas si simples que ça, où l’on voit défiler la lâcheté, l’envie, la paresse, l’orgueil.

     

    Une atmosphère un peu humide, à Etretat, où Maigret, entre deux calvados, se délecte du bruit des vagues lui remémorant ses vacances d’autrefois. D’où quelques passages lyriques, aux antipodes de la plupart des polars d’aujourd’hui, nerveux et sans fioritures.

     

    « A part quelques petits nuages qui restaient roses, le monde, dehors, avait perdu toute couleur, avec l’infini indifférent du ciel formant couvercle sur l’infini de la mer ».

     

     

     

    A déguster sans impatience…

     


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    Il n’y a pas de crime, pas d’intervention de MAIGRET = histoire d’un restaurateur en plein PARIS, dans le vieux quartier des HALLES. Lorsque AUGUSTE a pris sa retraite, ANTOINE, son fils ainé est devenu patron du restaurant. 2 autres garçons : Ferdinand, avocat et Bernard, bon à rien.

     

    Les affaires marchent bien et Auguste est présent tous les soirs dans le restaurant

     

    Un soir il est pris d’un malaise et meurt.

     

    Les deux frères se rappliquent et ne veulent pas admettre que le vieux n’avait pas une fortune cachée.

     

    Où on voit la jalousie, la bassesse, la mesquinerie des 2 frères.

     

    La réalité : Auguste avait confié toutes ses économies à un homme ERNEST JASON, ancien huissier, aidait les personnes qui s’adressaient à lui à écrire des lettres ou remplir des imprimés, mais par-dessus tout : escroc 

     

    Auguste n’avait jamais porté plainte car ça aurait été un aveu de naïveté.

     


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